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NOUVEAUX VENUS ET START-UPS : CES ACTEURS QUI BOUSCULENT LE SECTEUR DE L’HYDROGÈNE

Octobre 2020

La filière H2 en France se structure avec l’arrivée de nouveaux partenaires au capital de PME qui montent en puissance. En parallèle, les start-ups préparent de nouvelles levées de fonds pour déployer leurs offres.

Ces dernières semaines, deux sociétés ont vu arriver de nouveaux partenaires et une troisième a été rachetée par un groupe. Leur particularité est d’être des acteurs dont l’activité n’a rien à voir avec l’hydrogène a priori, mais qui s’avère complémentaire. Si l’on prend l’exemple de Mcphy, qui a levé récemment 180 millions d’euros, la PME de la Drôme vient d’accueillir deux nouveaux investisseurs stratégiques. Il s’agit de Chart Industries et de Technip Energies. Le premier est une entreprise américaine qui intervient dans le transport de gaz liquide, aussi bien en amont qu’en aval. Spécialisée également dans la cryogénie, elle traite aussi le biogaz et l’hydrogène dans ses activités. La seconde est une entreprise d’origine française spécialisée dans l’ingénierie et la construction pour l’industrie de l’énergie (pétrole, gaz, éolien) mais aussi accessoirement de la chimie. Elle fait partie du groupe TechnipFMC, né de la fusion en 2017 de Technip avec l’entreprise texane FMC Technologies. L’ensemble dis- pose d’infrastructures industrielles et d’une flotte de navires spécialisés dans l’installation de conduites et la construction sous-marine. Elle affirme représenter le futur de l’énergie. Basée à Londres, Paris et Houston, la société est présente dans 48 pays et emploie 37 000 personnes.

S’agissant de PowiDian, la PME française qui développe des solutions de production d’électricité 100 % renouvelable pour sites isolés et autonomes en énergie, dont des groupes électrogènes à hydrogène, c’est un géant du BTP qui vient de s’inviter à son capital. Par l’intermédiaire de sa filiale Bouygues Energies & Services, le groupe a décidé d’investir et de conclure au passage un accord commercial ambitieux. Bouygues Energies & Services accompagne ses clients dans la transition énergétique et propose des solutions autour de l’hydrogène vert en France et à l’étranger (via sa filiale Kraftanlagen déjà positionnée depuis plusieurs années sur le marché en Allemagne et en Suisse). Cet accord d’investissement et le contrat de partenariat associé permettront d’élargir l’offre.

ArevaH2Gen a, pour sa part, changé de pro- priétaire. Le leader français de l’électrolyse PEM a été repris par le groupe GTT (une entreprise née de la fusion entre Gaztransport et Technigaz). Ce dernier produit depuis un demi-siècle des membranes de confinement pour le gaz naturel liquéfié (GNL) dans les navires, essentiellement les méthaniers. Il y voit une occasion de se développer dans l’hydrogène vert. Précisons que le groupe ENGIE détient 40 % du capital de GTT. Il vient d’ailleurs d’annoncer qu’il souhaite se désengager en revendant tout ou partie. •••

En ce qui concerne les start-ups, il est beau- coup question en ce moment de Lhyfe. La jeune pépite nantaise, issue du CEA tech et spécialisée dans le domaine de l’hydrogène vert, a procédé en 2019 à une levée de fonds de € 8 millions auprès d’acteurs publics et privés. Son premier site industriel se situe en Vendée dans un champ d’éoliennes. Dès 2021, elle produira en grande quantité de l’hydrogène (plusieurs centaines de kg) pour répondre de façon évolutive aux besoins du grand Ouest. La start-up a beaucoup de projets en France comme à l’international. On peut également mentionner Ergosup, une entreprise de la Drôme qui propose une solution innovante de fourniture décentralisée d’hydrogène, intégrant, outre la fonction de production, des fonctionnalités complémentaires de stockage (sans hydrogène sous pression), compression (électrochimique), et restitution d’énergie. Après un premier tour de table de 2,7 millions d’euros réalisé en 2015, la jeune société a levé 11 millions d’euros en 2019. Autre acteur à suivre : HySiLabs, qui est spécialisée dans le transport de l’hydrogène sous forme liquide (grâce aux hydrures de silicium). La start-up d’Aix-en-Provence, qui a levé 2 millions d’euros en 2018, prépare une autre levée de fonds d’au moins 10 millions.

Les chiffres sont encore plus importants du côté d’Aqiuus, l’entreprise franco-suisse qui a mis au point la technologie Stor-H, qui permet de stocker de l’hydrogène dans des cartouches de la taille d’une canette ou d’une bouteille d’eau. Si lors de sa fondation, Stor-H avait bénéficié d’un investissement de 20 millions d’euros de l’entreprise-mère, Aaqius, trois levées de fonds sont prévues d’ici 2022, pour un montant total de 60 millions d’euros.

Et puis, il y a de nouveaux venus comme Rougeot Energie. Filiale du Groupe Rougeot, spécialisé en travaux publics et construction, le pôle Rougeot Energie propose de convertir les territoires à l’énergie propre et durable. La société porte et développe les projets emblématiques Dijon Smart Energhy avec la métropole de Dijon et ISTHY (centre national d’essais de réservoirs à hydrogène sur le Grand Belfort). Situé au cœur de la Bourgogne Franche-Comté, Rougeot Energie propose à ses clients des solutions clés en main à leurs projets, de l’étude à la construction et maintenance des stations hydrogène.

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